Diatala - Médiatala - Information - Désinformation

Le Monde, L'Actualité et l'Actualité Politique, la Désinformation et l'Information par les Médias Alternatifs - Archéologie - Science - Religions - Cultes - Mystères - Sociétés Secrètes - Euthanasie - Big Pharma - Eugénisme - OGM - OVNI - Pédocriminalité - Civilisations - Réchauffement Climatique - Censure - Guerres - Média-Mensonges - Arnaques - Corruption - ADN -


Utérus artificiel, enfant artificiel, testicules fécondés, Couples Pépère et Mémère

Publié par Diatala sur 18 Mai 2013, 11:00am

Catégories : #Chimère- Cyborg - Monstre- Clone- Hybride

6942724788_6457c0a6eb.jpg

Utérus artificiel, enfant artificiel, testicules fécondés,Couples Pépère et Mémère etc 

source photos  ici ici et   

 Revoilà les bons docteurs  Maboul et Frankenstein Atlan et Frydman qui s’excitent sur l’utérus artificiel qui permettrait à la femme de ne plus porter d’enfants pour que l’homme et la femme soient enfin égaux devant le Diable et son cortège de démons.

S’il n’est pas rare d’entendre traiter ces médecins de malades, et même de criminels par certains de leurs confrères, la majorité de l’opinion n’en pense pas moins.

 Cependant il serait intéressant de savoir si ces messieurs, grands manipulateurs et offenseurs de la Vie et du Vivant, seraient d’accord pour qu’on leur greffe leurs testicules à la place des oreilles, que l’on charcute leur zizi et que l’on y introduise des sondes et des aiguilles pour faire des tas d'expériences ? Seraient-il prêts également à devenir les premiers pères-porteurs d‘un enfant HGM (Humain Génétiquement Modifié), et surtout, comme eux le font juste pour rire, que l’on sectionne leur appareil trois pièces pour le mettre dans un bocal avec un utérus artificiel afin de voir si leur trinité retrouve le bon chemin et si elle fait autant la fière ?

Ah ! deux autres questions très importantes : Sont-ils consentants pour que ces expériences et ces mutagenèses soient effectuées sur un de leurs enfants et sont-ils prêts pour que la gestation de leurs petits-enfants se déroulent dans un bocal ? 

Il ne faut pas oublier également que si le clonage, l’utérus artificiel et d’autres expériences ont été un succès sur certaines espèces animales, et qu‘elles sont à ce jour légales, celles qui sont pratiquées dans des laboratoires privés ou secrets de l’Armée, et qui ont un taux de réussite satisfaisant sur l’humain, ne sont divulguées dans le domaine public qu’aux moments les plus propices. C’est-à-dire quand des hordes d’experts en in-expertise stipendiés, de faux intellos et des kyrielles de speakers idiots se sont évertués à pourrir le terrain et que certaines lois se sont chargées de bouleverser et de détruitre les structures et les équilibres naturels, comme celle avec le mariage gay.

 Le mariage gay n’a pas été voté du tout pour faire plaisir à un petit groupe d’homosexuels en quête de nouvelles sensations fortes et qui n’a rien compris à rien, mais pour permettre d’ouvrir le conduit nauséabond par lequel toutes les autres lois de déshumanisation et de contrôle de la Race vont s’engouffrer pour tomber dans les nombreuses sales mains de certains pitoyables législateurs qui s‘empresseront ensuite de les faire voter sur ordres de leurs maîtres. Peu importe que la Majorité des Peuples dise NON, les cupides, les fats et les idiots les feront passer en force tout en méprisant ceux qui les paient (les contribuables) et ceux qu'ils draguent de manière hypocrite et sans retenue pour se faire réélire.

Alors quand Atlan explique lors de cette conférence - stupéfiante - que cette technique ne sera au point que dans 50 ou 100 ans, et que d’ici là il faut préparer les cons l’opinion à l’accepter, c’est qu’il sait qu’elle est déjà au point et qu'elle pourrait être en service plus rapidement.

Rappelons aussi que l’hybridation homme/singe a été un succès en Angleterre. Depuis le temps qu'ils cherchent le chaînon manquant, celui qui nous ferait descendre d'un couple Singe/Arbre, et qu'ils ne le trouvent pas, le créer est certainement plus simple.

Bientôt, cette année, l’enfant totalement aseptisé verra aussi le jour. On n'sait jamais ! D'accord, peut-être que votre enfant n'aura jamais aucune des ces maladies durant toute sa vie... MAIS !.. Mais imaginons qu'il puisse, éventuellement, en développer une à l'âge de 50 ans ? Dans ce cas mieux vaut être prudent et commander un enfant à Mr Propre qui l'aura récuré du sol au plafond avant de s'en servir.

Sans oublier que dans certains pays de pauvres femmes se font avorter quand c'est un garçon...elles DE-TES-TENT le bleu. Elles peuvent aussi choisir à la carte le sexe, la couleur des yeux, des cheveux et le type de visage de la poupée domestique qu'elles sont entrain de commander. Une livraison, toutefois, qui ne pourra se faire qu'après un passage obligé dans les mains expertes d'un apprenti-cuisinier qui aura préparé et assaisonné à sa guise le génome afin de satisfaire totalement la commande de sa ou de ses clients : Père et ou Mère stériles, ayant un emploi du temps surbooké ou une femme qui a peur d'avoir des vergetures - Père et Père ou le Couple Pépère - Mère et Mère ou  le Couple Mémère - Porc et Table ou le Couple Portable. Euh ! non j'm'a gouré. Le dernier n'est pas encore tout à fait au point. Et bien évidemment après que le produit commandé soit passé au congélo à -170 degré.         

Mais soyons honnêtes et cessons de toujours nous plaindre et de tout critiquer pour quatre raisons. La première, et la plus noble de toutes, est que toutes ces techniques permettent au moins à quelques-uns de s'enrichir abondamment tout en menaçant d'extinction la race humaine. Ce qui n'est pas rien. 

La seconde est que grâce à ces sorciers nous bouffons de la MERDE, que les camps concentrationnaires d'animaux modifiés fleurissent partout et que les dons généreux de la terre sont devenus payants quand d'autres ont été détruits et stoppés pour satisfaire le criminel Monsanto. 

La troisième est que désormais BIG Pharma est partout pour inventer des maladies, fabriquer des vaccins pour tout et rien et autres produits de synthèse qui font enfin mourir en bonne santé et plus rapidement leurs clients. Mieux, un bébé en parfaite santé, avec un excellent système immunitaire, peut recevoir jusqu'à 5 et 6 valences dans un même vaccin. Un vaccin avec 10 valences est aussi à l'étude.

Désormais nous avons aussi la grande chance de pouvoir, à titre préventif, se faire faire l'ablation ou vider les seins, les testicules ou d'une autre partie de son corps pour éviter un hypothétique cancer qui ne serait sans doute jamais passé par là. Ce qui heureusement n'empêchera pas le ou les cancers de s'installer au même endroit ou ailleurs. Espérons donc que bientôt nous pourrons nous faire couper tous nos membres et la tête -Alouette - pour éviter une éventuelle vilaine fracture ou un éventuel petit mélanome.

Femme ou homme tronc reste toutefois un bon job et un numéro très apprécié du public.

La quatrième est que l'insémination artificielle est un véritable succès, de même que le clonage.

Mais nos bons trafiquants et trafiqueurs de Vie, eux qui respectent leurs congénères en les considérant comme de vulgaires animaux ou comme du simple bétail, ont-ils pris au moins le temps et le soin d'interroger nos nombreux amis les Bovins, les Ovins et les Equidés (déjà génétiquement modifiés) pour connaître leur avis avant de pratiquer ces techniques à la chaîne sur les humains et que nos amis les bêtes ne finissent dans les VC ? 

 Car, il serait quand même intéressant de savoir si les vaches, les juments et les truies sont contentes de se faire mettre une pipette dans le derrière et si le fait d'ignorer qui est le géniteur de leur rejeton ne leur pose pas un problème d'ordre éthique, voire même sentimental ? De même, ne serait-il pas intéressant de savoir si ces animaux sont satisfaits des progrès de la science qui permettent aux poules d'avoir des dents et surtout de ne plus avoir de plumes, que des copains et des copines soient fluorescents dans le noir, que d'autres fassent 15 cm de plus pour obtenir plus de jambon à la vente, de connaître des vaches à hublot et d'autres qui fabriquent du lait à la chaîne ? La liste est très loin d'être exhaustive. Tout ceci est pourtant vrai et a été publié par les revues scientifiques et commenté dans les médias. 

vous trouverez toutes les catégories et tous les articles sur ces sujets sur mon blog dont celle-ci :

Clic photo : Clonage, hybrides, chimères, monstres 

  Cochon-qui-sommeille - Copie 

 


source : http://fixience.fr/compte-rendu-de-la-1ere-conference-sur-luterus-artificiel/

Compte-rendu de la 1ère conférence sur l’utérus artificiel : « Entre obstacles techniques et verrous symboliques »

Mardi 16 avril 2013 s’est tenue la première conférence de ce cycle sur l’utérus artificiel autour de l’intitulé « Entre obstacles techniques et verrous symboliques ».  Etaient réunis autour de Sophie Bécherel, journaliste scientifique, le biologiste et philosophe des sciences Henri Atlan, le médecin obstétricien « père » du premier bébé éprouvette français René Frydman, ainsi que l’anthropologue et ethnologue Françoise Héritier. Cette première rencontre organisée par l’association fiXience, en partenariat avec l’Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes à l’ESPCI ParisTech, s’est tenue dans une salle comble d’environ 150 personnes. Prenant la forme d’une conférence imaginaire, la soirée a été introduite par une pièce de théâtre écrite pour l’occasion par la troupe L’Art en Pièces.

Abordant dès la première intervention la question des obstacles techniques, Henri Atlan annonce d’emblée que la mise au point d’un utérus artificiel ne pose pas d’« impossibilité biologique fondamentale ». La venue d’un tel dispositif n’est selon lui qu’une question de temps, de l’ordre de 50 à 100 ans si la société en veut bien, ce délai dépendant, en définitive, d’un choix de société qui en régira l’utilisation.

Pour H. Atlan comme pour René Frydman, le principal défi technique consiste à reproduire les fonctions du placenta. Le second scientifique est cependant plus « dubitatif ». S’il cite les recherches qui ont permis de développer des utérus artificiels pour sauver certaines espèces de requins en voie d’extinction, le médecin obstétricien souligne néanmoins l’importance des échanges non seulement chimiques mais aussi humains entre le fœtus et la mère, comme cela est particulièrement manifeste dans le cas des grands prématurés.

N’excluant pas les conséquences psychiques du développement prénatal humain, H. Atlan cherche toutefois à nuancer : ces expériences sur les grands prématurés montrent aussi qu’être placé dans une couveuse, y compris au moment où les rapports foeto-maternels sont les plus importants, n’a pas de conséquence sur le développement physiologique du fœtus. Au sein de ces expériences, précise H. Atlan, les relations affectives entre le fœtus et la mère ne sont pas non plus absentes puisqu’elles sont simulées par le personnel médical, de la même façon que, explique Françoise Héritier, l’amour maternel est parfois pris en charge par des « démarreuses », ces femmes qui aux Etats-Unis sont payées par des couples homosexuels masculins afin de prendre le relais des mères porteuses biologiques. Sur l’importance du lien maternel, H. Atlan ajoute enfin que ce lien n’est pas toujours bénéfique, qu’il s’agisse des mères tabagiques, alcooliques, toxicomanes ou qui ne suivent plus généralement pas un régime adéquat.

 

D’après R. Frydman, avec l’utérus artificiel se repose comme avec la génétique la question de la parentalité : un enfant est-il notre enfant parce qu’il possède nos gènes ou parce que nous l’élevons ? Avec les différentes techniques de procréation médicalement assistée, on assiste à la multiplication des différents types de pères et de mères : on peut d’ores et déjà distinguer les mères et les pères génétiques, les mères porteuses, les mères et les pères adoptifs – sans compter les « mèreset les pères spirituels »… D’après F. Héritier, l’utérus artificiel implique aussi la possibilité que ce soit tantôt l’homme, tantôt la femme qui conçoive l’enfant. Le principal changement dans les structures sociétales concernerait en ce sens les relations hommes-femmes, et pourrait consister en une amélioration notable de la condition féminine. Sur ce point cependant, l’anthropologue émet de nombreuses réserves. Les femmes, au cours de l’histoire, ont toujours payé le prix de la reproduction sociale, que ce soit au sein de leur corps comme au sein de leur métier. Dans l’imaginaire de très nombreuses sociétés, les femmes sont vues comme des récipients (des marmites dans diverses cultures africaines, des vases sacrés d’après la pensée chrétienne) mis à la disposition des hommes pour qu’ils fassent des enfants. Force est de constater, poursuit-elle, que dominent encore presque partout les représentations du sexe masculin, comme ces deux éternelles revendications masculines que sont le choix du sexe de l’enfant (un garçon pour un grand nombre de sociétés) et la connaissance certaine du père (les hommes détestant généralement l’infidélité). L’utérus artificiel, puisqu’il permettrait de réaliser ces fantasmes masculins présents depuis au moins l’Antiquité, pourrait donc très bien servir à renforcer la domination masculine. A la question de l’émancipation des femmes par le biais de l’ectogenèse (soit de l’utérus artificiel), F. Héritier ne se voit ainsi apporter qu’« une réponse ambiguë ».
L’utérus artificiel pourrait très bien servir à renforcer le patriarcat, en permettant de réaliser les deux revendications masculines que sont le choix du sexe de l’enfant et la connaissance du père.

Françoise Héritier

Rappelant que les argumentaires des féministes vont sur ce point dans les deux sens, H. Atlan précise que le choix du sexe comme la connaissance de la paternité existent déjà avec la procréation médicalement assistée (même si, en France, le sexing comme on l’appelle outre-Atlantique est interdit). Selon l’auteur de L’utérus artificiel, l’ectogenèse apporte une égalité de plus entre hommes et femmes, qui est l’égalité face au fait de porter l’enfant. Que cette égalité aille dans le sens des femmes ou leur nuise, H. Atlan conteste l’exemple pris par F. Héritier suivant lequel les femmes continuent à s’occuper du linge même après l’invention de la machine à laver : le lave-linge est pour lui « quand même » un facteur de libération pour les femmes, même si pour elle le « grand facteur de libération pour les femmes au 20ème siècle » est la contraception (interdite dans tous les pays où les femmes ne peuvent pas choisir leur conjoint). Conformément à son analyse l’anthropologue se livre au pronostic suivant : la première revendication qui suivra l’utérus artificiel sera celle du choix du sexe de l’enfant.

 

Parce qu’ils adoptent une position beaucoup plus sceptique que celle d’H. Atlan (qui, répète-t-il au fil de ses interventions, n’est pas un défenseur de l’utérus artificiel même s’il se « retrouve toujours dans les débats à faire l’avocat du diable »), F. Héritier et R. Frydman mettent en avant des alternatives. Plutôt qu’un utérus artificiel, pourquoi ne pas chercher à mettre au point des grossesses extra-utérines, c’est-à-dire hors de l’utérus dans des zones vascularisées comme l’épiplant ou… les testicules ? Plus sérieusement, R. Frydman évoque les recherches en cours qui ont permis de greffer un utérus à une femme qui est actuellement enceinte de trois semaines, recherches qui, pour H. Atlan, ne sont pas moins soumises à de sérieux obstacles techniques (liés au rejet de la greffe comme à celui du fœtus) et moraux (posant les problèmes de l’expérimentation sur les fœtus humains). Pour R. Frydman, l’impossibilité de porter un enfant doit aussi amener à s’interroger sur le désir d’enfant à tout prix, de même qu’à la revendication féministe d’« un enfant quand je veux » doivent selon lui se substituer les revendications politiques permettant de faire cesser la peur de perdre son travail suite à un congé maternité ou de faciliter l’accès aux crèches. F. Héritier propose quant à elle de mettre en avant l’idée de comptabiliser le travail domestique des femmes dans le P.I.B, idée qui s’inscrirait dans une « volonté globale éducative ». Avant l’arrivée de l’ectogenèse, il faut d’abord changer les mentalités. « Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs », avertit-elle.

 

 

Plutôt qu’un utérus artificiel, pourquoi ne pas chercher à mettre au point des grossesses extra-utérines dans… les testicules ?

René Frydman

Au-delà de ces différents obstacles techniques et moraux, l’utérus artificiel répond-il à une demande des femmes et des couples ? Pour R. Frydman, il y a peu de chance que l’ectogenèse remplace définitivement la grossesse traditionnelle, étant donné selon lui le grand plaisir apporté par la grossesse, comme en témoigne l’exemple de certaines de ses patientes désirant vivre l’état de grossesse sans nécessairement vouloir d’enfant. Par ailleurs, le médecin ne voit pas dans l’utilisation de l’utérus artificiel la fin de toutes les contraintes, soulignant l’incommodité qu’il y aurait à « caresser le bébé dans l‘eau du bain pendant 9 mois ». H. Atlan met pour sa part en avant le désir médical de pallier l’infertilité, infertilité contre laquelle toutes les sociétés ont cherché à lutter comme le rappelle F. Héritier, qui cite une anecdote rapportée par Cicéron il y a plus de 2000 ans faisant mention du « prêt » d’un utérus d’une femme à un couple dont la femme ne pouvait avoir d’enfant. A cette demande médicale suivra très probablement, selon H. Atlan, une demande non médicale de confort, provenant de femmes ne voulant pas subir les contraintes d’une grossesse.

questions public

Aux propos des intervenants font écho les interrogations du public. Au risque de chosification des enfants soulevé par R. Frydman, un participant se demande si une dérive de l’utérus artificiel ne serait pas de créer des bébés comme on crée et jette un tamagotchi. Selon H. Atlan et F. Héritier, ce risque existe bel et bien déjà avec la multiplication des différents types de pères et de mères (amenant à de plus en plus « diluer » la responsabilité des parents) et en particulier avec la gestation pour autrui (lorsque l’enfant ne correspond pas au désir des parents qui ont « passé la commande »). Un intervenant s’interroge sur la possibilité qu’un enfant naisse de deux femmes, en stimulant un ovule pour qu’il devienne spermatozoïde. D’après H. Atlan, une telle possibilité est concevable techniquement (et existerait déjà pour les souris) mais pose la question de la motivation : comme le clonage reproductif, une telle technique n’aurait que peu d’avantage, y compris en termes de sélection naturelle puisque, comme le rappelle F. Héritier, la reproduction sexuée est apparue beaucoup plus avantageuse pour la survie des espèces que la reproduction asexuée. Selon l’anthropologue, l’échange avec l’Autre est une nécessité pour l’Homme, comme l’auraient bien compris les sociétés primitives en introduisant les interdictions de l’inceste et de l’endogamie. Pour R. Frydman, ce cas de figure pose également le problème de la disomie uniparentale, une maladie liée au fait que les deux chromosomes de l’individu proviennent d’un seul des parents. (Il est à noter, cependant, que la question semble avoir été mal comprise par les intervenants. Ce n’est pas d’une même femme que les deux ovules sont dits être prélevés, mais de deux femmes et donc de deux patrimoines génétiques différents ; ce qui ne poserait pas les problèmes évoqués.)

 

Comme pour toute technique, l’utilisation de l’utérus artificiel est déterminée par le milieu social dans lequel elle s’inscrit.

Henri Atlan

Ayant fait partager le contenu de certaines interventions sur Twitter, une participante relaie la question d’un utilisateur se demandant pourquoi, d’après H. Atlan, la question de l’utérus artificiel est indépendante de la situation décrite dans Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Pour H. Atlan, l’utilisation de l’ectogenèse est, comme toute technique, déterminée par le milieu social dans lequel elle s’inscrit. Afin d’éviter d’associer à cette technique les fantasmes qui lui sont couramment attachés par les films de science-fiction, il suffirait, explique-t-il, d’imaginer un couple traditionnel voulant avoir un enfant que la mère ne peut ou ne veut pas porter. F. Héritier poursuit le raisonnement en précisant qu’un système comparable à celui décrit dans le livre d’Huxley existe depuis longtemps avec le système de castes indien. Dans la même veine, un participant pose le danger de la recherche d’un homme parfait. Or selon H. Atlan, l’utérus artificiel aura au moins l’avantage d’apporter de la transparence au niveau du développement. Une dernière participante se demande si l’ectogenèse ne risque pas de détruire la magie ou le « miracle de la vie ». Pour l’auteur de L’utérus artificiel, le fait que l’on soit tous des « machines physico-chimiques » n’empêche pas qu’il y ait une certaine magie de la vie. Mieux vaut la recherche scientifique que de « rester béat ».

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents