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Ukraine : l’opposition a tiré la première à balles réelles sur les forces de l’ordre.

Publié par Diatala sur 24 Février 2014, 10:36am

Catégories : #Ukraine

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Note perso : Il ne faut pas oublier que l'Ukraine est aussi un pays de transit des hydrocarbures russes et que la mer Noire est un enjeu géostratégique avec ses nombreux gisements. La majorité des ressources de pétrole et de gaz se trouvant à l'ouest de la mer Noire.
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Il existe un accord signé d'acheminement d'hydrocarbures entre l'Iran, l'Iraq et la Syrie, de même qu'Israël coopère avec le Qatar. Ces ententes montrent à quel point ces guerres et ces conflits ne sont que des guerres entre multinationales puisque l'Iraq est sous emprise israélo-étasunienne et que ses dits ennemis sont officiellement l'Iran et la Syrie.
Les véritables enjeux et les vraies raisons devraient pourtant être connus de tous les peuples. C'est là que nous voyons le danger et la trahison des gouvernements, des politiques, des médias et la très haute bêtise et l'allégeance des speakers et de ces faux experts qui osent nous parler de révolution, de démocratie et de droits de l'Homme. Seule la servilité des ouvriers des médias permet pourtant de faire passer des mensonges d'Etat pour des vérités.
Toutefois ces guerres uniquement d'intérêts financiers ne feront cependant jamais baisser nos factures énergétiques et augmenter les salaires. De plus la France semble être  totalement exclue de tous ces contrats. Mais si elle était partenaire cela ne changerait rien non plus pour nous.
Dans ces conditions nous pouvons même imaginer, pourquoi pas, un deal entre la Russie et l'Occident/Israël. La Russie garderait la Syrie en échange de l'Ukraine ou d'une partition après, quand même, une bonne petite guerre.
Il est quand même singulier que ce putsch se soit passé lors des JO sans que le FSB n'ait été informé de quoi que ce soit et que Poutine se soit fait aussi discret. En Géorgie la réponse avait été immédiate.
Il ne faut jamais oublier que ces puissances sont ennemies officiellement mais, qu'officieusement, elles sont partenaires dans de nombreux domaines et que pour conserver ce monde et leur domination et pour faire tourner chacune à plein régime leur complexe militaro-industriel, et relancer sans cesse l'armement, les guerres et les conflits sont leurs seuls moyens de s'enrichir et de continuer à dominer. Ceci a été le cas lors des deux dernières grandes guerres et pour toutes les autres depuis. Et quand nous voyons le clown BHL soutenir en Ukraine les Néo-nazis antisémites, la condamnation pour antisémitisme doit être abolie. De plus, aucune preuve ne vient démontrer qu'autant d'opposants ont été tués. Néanmoins le BHL, la Brute Humaine Lobotomisée, parle dorénavant de Ianoukovitch comme étant lui aussi un Boucher. C'est dire si le pauvre a peu d'arguments. Mais il ose dire sur Anal + que la Libye a été libérée, malgré le chaos et la misère, quand ce pays était totalement souverain, riche et sans aucune pauvreté.  
Lire sans faute cet article pour comprendre ces guerres et conflits énergétiques - ici
Lire aussi Le projet Nabucco


Par Aymeric Chauprade Source : blog.realpolitik.tv
Le coup de force organisé par les États-Unis et l’Union européenne soutenant Tiagnibok (seul leader qui contrôlait les émeutiers) pendant les Jeux de Sotchi (les Russes ayant alors les mains liées) a donc fonctionné et débouché sur l’effondrement du pouvoir légal la veille de la fin des Jeux (le 23 février).
  
Quelles leçons pouvons-nous tirer ?
1) Les récents événements dramatiques démontrent qu’il n’existe aucune solution politique viable et durable pour l’Ukraine dans les frontières actuelles car l’Ukraine est divisée géopolitiquement.
2) Le président Ianoukovitch, qui a quitté le pouvoir de lui-même, et afin que le bain de sang cesse, avait certes des torts sérieux (corruption, incapacité à agir dès le début de la crise) mais il avait été élu démocratiquement (aucune contestation de l’OSCE) et était le président légal. C’est donc un coup de force, un coup d’État même, qui l’a poussé vers la sortie et ce coup d’État a bel et bien été soutenu par l’Union européenne.
3) Le sang a coulé parce que l’opposition a tiré la première à balles réelles sur les forces de l’ordre. Les premiers morts ont été des policiers. Qu’aurait fait un gouvernement occidental si des manifestants avaient tiré à balles réelles sur ses forces de l’ordre ? On se souvient que l’autoritaire M. Valls aura quand même fait jeter en prison des petits jeunes de la Manif pour tous ou de Jour de colère pour un simple jet de canette !
4) Dans cette situation dramatique, l’Union européenne et les États-Unis portent une très lourde responsabilité. Ils ont encouragé la rébellion qui a débouché sur la violence ; ils ont cautionné un coup d’État contre un gouvernement démocratiquement élu.
5) La trame de fond de cette affaire, ne l’oublions pas, est, premièrement l’affrontement entre les États-Unis et la Russie, les premiers voulant « otaniser » l’Ukraine, les seconds voulant y conserver leur influence stratégique.
C’est, deuxièmement, un affrontement historique entre l’Allemagne, qui a toujours voulu contrôler (Hitler) l’ouest de l’Ukraine (ce qui explique les néo-nazis de Svoboda) et la Russie, qui tente de refouler cette influence (ce qui explique les slogans anti-nazis des ouvriers de Donetsk).
6) L’affaire ukrainienne, après la Syrie, la Libye et tant d’autres depuis 1990, apporte la démonstration que l’antifascisme et [la lutte contre] l’antisémitisme sont une posture pour les partis dominants en France et non un combat réel, posture qui ne vise qu’à diaboliser les forces politiques réellement alternatives. Ce n’est en effet pas une conviction puisque, au nom de l’Union européenne, ces partis inféodés aux oligarchies pro-américaines ont soutenu les néo-nazis ségrégationnistes et antisémites de Svoboda, le fer de lance du coup de force contre le gouvernement légal d’Ukraine.
Une fois de plus, l’Union européenne prouve qu’elle n’est rien devant les tendances lourdes de l’Histoire et les enjeux de puissance. Sa rhétorique sur la démocratie et les droits de l’homme est instrumentalisée. Les gesticulations bellicistes de BHL en sont l’illustration pathétique.
 
L’Ukraine face au réel
L’opposition est divisée : que peut-il y avoir de commun en effet entre Ioulia Timochenko et les néo-nazis de Svoboda ?
Les différents clans d’opposants vont devoir faire face à la réalité économique et géopolitique :
- Banqueroute de Naftogaz, la compagnie gazière.
- Plus de service public, fonctionnaires non-payés, caisses vides. L’UE ne donnera pas suffisamment. Donc Iatsenouk va devoir aller mendier l’argent russe et on imagine comment il sera accueilli.
- Chaos dans l’Ouest de l’Ukraine où des bandes ont pris le contrôle.
- Qui fera partir les extrémistes qui tiennent Maïdan ?
Le retour à la Constitution de 2004 n’arrangera rien. Bien au contraire. Leonid Kuchma, sentant le vent tourner en sa défaveur pendant la Révolution orange, avait imaginé une constitution perverse qui diluait tout les pouvoirs si bien que personne ne dirigeait vraiment l’Ukraine.
Revenir à cette Constitution sera une catastrophe quand on connaît la fragilité géopolitique intérieure de l’Ukraine et ses difficultés économiques. Selon Standard & Poor’s, l’Ukraine fera défaut sur sa dette (elle doit rembourser 13 milliards de dollars cette année) si la Russie arrête son aide, ce qui est désormais probable.
Que peut-on souhaiter ?
Pour ramener la paix, il ne reste qu’une solution viable. Diviser l’Ukraine en deux États. Une Ukraine de l’Ouest tournée vers l’Allemagne, la Pologne et donc l’Union européenne. Ce sera l’Ukraine pauvre, nous serons perdants, sauf les Allemands qui vont y trouver une main d’œuvre à bas coût pour continuer à maintenir leur avantage compétitif sur nous.
Une Ukraine de l’Est, indépendante ou rattachée à la Russie (après tout, les habitants y sont russes) avec la Crimée bien sûr, éminemment stratégique pour Moscou.
Conclusion
Nous ne sommes qu’au début du chaos ukrainien et l’Union européenne porte une très lourde responsabilité. Manipulée par les États-Unis, l’Union a voulu exclure la Russie, acteur essentiel dans la zone, du règlement. Rappelons qu’après le Sommet de Vilnius de novembre 2013, le Kremlin a proposé de régler la question de l’Ukraine lors d’une conférence qui aurait rassemblé les Ukrainiens, les Russes et les Occidentaux.
La crise ukrainienne est donc une nouvelle preuve de l’échec de l’Union européenne. L’Union européenne n’est pas un facteur de paix, elle est un facteur de guerre.

  
 
 Dossier Ukraine   

 
 
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