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Syrie STOP : Nous exhortons les journalistes de la presse professionnelle francophone à faire correctement leur travail.

Publié par Diatala sur 9 Juin 2012, 11:20am

Catégories : #Assad - Syrie- Médiamensonges

 

Le journaliste britannique Alex Thomson
(photo The Guardian)

http://www.reopen911.info/

Syrie STOP : Nous exhortons les journalistes de la presse professionnelle francophone à faire correctement leur travail.

 

 

Début juin, nous écrivions : "Si le questionnement sur le 11-Septembre sert à quelque chose en tant que citoyen, c’est bien à s’interroger sur l’enchainement des événements qu’il a engendrés ou accélérés depuis 10 ans [...]. L’unanimité médiatique devient suspecte lorsqu’il s’agit d’attentats terroristes, ou de conflits au Proche ou au Moyen-Orient. C’est dans cette logique de questionnement et non pour prendre parti sur telle ou telle version de cette tragédie [de Houla] que nous avons traduit pour vous l’article de Tony Cartalucci paru sur GlobalResearch.ca à propos du massacre survenu cette semaine dans la ville d’Houla en Syrie." 

Depuis ce massacre, les déclarations contradictoires de M. Pierre Piccinin n’ont sans doute pas échappé à votre sagacité, ni le massacre d’Al Koubeir, mais que dire de cette aventure dramatique qui aurait pu mal finir, dont a été victime Alex Thomson de CHANNEL 4.

Un journaliste britannique qui a décidé de parler, qui n’était pas seul (1), et qui ajoute que sa mésaventure n’est pas un cas isolé ? A tel point qu’ici, à la rédaction, nous demandons aux journalistes français si, eux aussi, n’auraient pas "oublié" de citer des cas semblables remisés au fond de leurs disques durs après un comité de rédaction subitement devenu sourd, aveugle et muet ? Et si, à défaut de s’exposer eux-mêmes, ils vont relayer eux aussi, comme The Guardian, cette mésaventure ?

La situation du peuple syrien et de son gouvernement est complexe. Une fois de plus, nous exhortons les journalistes de la presse professionnelle francophone à faire correctement leur travail. Qu’ils cessent de publier des articles dont le manichéisme simpliste, les sources peu étayées, les insinuations floues, les allusions voilées, les petites phrases lourdes ôtent toute crédibilité à leurs auteurs. Il en va de la démocratie, et de la Charte de Munich

 

 

 Les 4X4 des observateurs avancés de l’ONU arrivent à Douma dans les faubourgs de Damas le 20 mai 2012.

Une roquette RPG explosa près de l’équipe d’observateurs de la trêve, qui comprenait le chef de la mission, le Major Général Robert Mood, alors qu’ils visitaient ce quartier, selon un correspondant de l’AFP (photo AFP-GettyImages)

 


Prêts à se faire descendre en plein No man’s land syrien ?

publié vendredi 8 juin 2012 par Alex Thomson sur son blog

(phrases en gras par nos soins, traduction Corto)

Alors que je me tenais devant l’Hotel Safir à Homs, près des Nissan Landcruiser blancs de l’ONU qui attendaient, l’officier superviseur irlandais Mark Reynolds s’approcha de moi : « règles habituelles Alex, OK ? Nous ne sommes pas responsables de vous les gars. Si vous avez des ennuis, on restera pas, c’est vu ? Vous êtes rendus à vous-mêmes. »

 

« OK, pas de problème Mark. Compris. » 

Je dis toujours ça, histoire de me dire qu’en aucun cas, nous n’en arriverons là. 

Rien que deux véhicules de l’ONU plus le véhicule blanc de patrouille de la POLICE en escorte, identifié « Protocol », et nous nous dirigeons vers le sud, au travers de régions paisibles dans les environs de Homs, sans traces de combats. 

A peine dix minutes au sud de la ville et c’est bye-bye le protocole… Le dernier point de contrôle de l’armée syrienne est exactement sur l’autoroute principale au sud de Damas. 

Nous sommes dirigés vers l’ouest – il vous suffit de suivre la direction indiquée par le baril de pétrole à côté de la voiture du protocole qui s’est garée, et vous trouverez. 

On a toujours cette boule à l’estomac à travers ce no man’s land déserté, mais nous sommes en terrain découvert, et aucun signe de combat. 

A présent, la première moto prend le relais et nous traversons le premier point de contrôle de l’armée syrienne libre. 

Après avoir parcouru une piste longue et poussiéreuse à travers des oliveraies, nous arrivons à Qusayr, au milieu d’une foule prévisible. 

L’ONU s’installe pour une longue réunion avec les civils et les chefs militaires. Pour moi, ça ressemble beaucoup à une « Shura » afghane. Tout le monde est assis les jambes croisées sur le sol, il y a des coussins tout autour de la pièce, sauf que c’est du café turc qui est servi plutôt que du thé. 

Nous nous installons pour filmer dehors. Les femmes et les enfants nous apportent des oranges et des chaises dans la chaleur. Des fragments d’obus nous sont exhibés pour être filmés. Ils nous expliquent que le pilonnage va recommencer sitôt que nous serons partis – une déclaration qui, par sa nature même, ne peux pas être vérifiée, bien qu’il y ait certainement des dégâts importants dans plusieurs parties de la ville ici. 

Et donc nous tâchons de patienter, dans l’attente du départ de l’ONU – seul moyen de franchir les lignes avec un minimum de sécurité bien sûr. 

Mais le temps s’éternise. Notre ultime délai approche. Et il y a ce type énervant qui déclare être du « renseignement des rebelles », et qui a du mal à reconnaitre que nous avons bien un visa du gouvernement. 

Dans son carnet, les journalistes étrangers sont des individus infiltrés depuis le Liban illégalement, point barre. Nous ne cadrons pas avec ce profil. 

Lui et ses collaborateurs rendent les choses difficiles pour notre chauffeur, et aussi notre interprète – leurs cartes d’identité éditées à Damas et aussi notre van immatriculé à Damas ne nous aident pas…

Ici c’est nouveau, différent, hostile. Ce n’est pas comme à Homs ou à Houla, et pourtant, le meeting de l’ONU s’éternise en pleine canicule de l’après midi… 

Nous décidons de demander une escorte par le chemin sécurisé que nous avons emprunté pour venir. Les deux bords, les deux points de contrôle, se souviendront de notre véhicule. 

Prêt à nous faire descendre ? 

Soudain [encore en ville], quatre hommes dans une voiture noire nous font signe de les suivre. Nous nous rangeons derrière. 

Nous sommes conduits sur une autre route. Amenés, en fait, tout droit dans une zone exposée aux tirs. L’Armée syrienne libre nous a dit de suivre une route qui est bloquée à mi-chemin du no man’s land. 

A ce moment-là, il y a eu le sifflement d’une balle, suivi de celui du demi-tour le plus lent que j’ai jamais vécu. Dans un hurlement, nous nous sommes engouffrés dans la rue transversale la plus proche pour nous mettre à couvert. 

Un autre cul de sac

Il n’y avait pas d’autre option que de reculer au milieu des tirs et de tenter de rejoindre la route qu’on nous avait indiquée. 

Evidemment, la voiture noire qui nous avait amenés dans ce piège était là. Ils démarrèrent en trombe dès que nous réapparûmes. 

Pour moi c’est clair : les rebelles nous ont délibérément attirés là pour nous faire tuer par l’armée syrienne. Des journalistes morts, ce n’est pas bon du tout pour Damas. 

Cette conviction n’a fait que croitre une demi-heure plus tard, lorsque nos quatre « amis » dans la même voiture noire cabossée débouchèrent à l’improviste d’une rue transversale pour nous séparer cette fois du véhicule de l’ONU juste devant. 

Le véhicule de l’ONU se replia en bon ordre, passa à côté de nous, et put nous voir entourés de miliciens qui criaient, puis il quitta la ville. 

Finalement, nous parvînmes à nous extraire aussi, et sur la bonne route, de retour vers Damas. 

S’il vous plait, n’allez pas penser une seule seconde que mon expérience avec les rebelles d’AlQusair est exceptionnelle. 

Ce matin, j’ai reçu le tweet suivant : 

« @alextomo J’ai lu votre témoignage "Prêt à nous faire descendre dans le no man’s land", et je peux confirmer, car j’ai vécu la même expérience à Al Zabadani pendant notre visite. » 

Cela venait de Nawaf al Thani, qui est avocat et défenseur des droits de l’homme, et membre de la mission d’observation de la ligue arabe en Syrie qui fut déployée début 2012. 

Cela doit vous faire réfléchir, sur qui d’autre a pu être confronté à une telle situation, lorsqu’il a tenté de déterminer ce qui se passe dans la Syrie tenue par les rebelles. 

Dans une guerre où ils coupent les gorges de nourrissons jusqu’à leur colonne vertébrale, « la belle affaire » si on envoie un 4X4 rempli de journalistes (1) en pleine zone de tirs ? 

 

 

 

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