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Libye Opération Humanitaire : 30.000 bombes, 60.000 morts

Publié par Diatala sur 17 Octobre 2011, 15:08pm

Catégories : #Dossier Libye et Médiamensonges

3237084-4634432.jpg La CIA a recruté 1 500 combattants afghans d'Al Qaïda pour combattre en Libye ici
 Le journal pakistanais "The Nation" : Les renseignements généraux américains, la CIA, ont recruté 1 500 combattants afghans afin de combattre en Libye comme mercenaire contre l'armée libyenne et les volontaires venus partout de Libye et des pays voisins.

 Pourquoi : Kadhafi s’est pris un carton rouge Syrie - « Révolution » Made In FrancePépe Escobar explique dans le chapitre de cet article à l’intitulé ci-dessus et publié sur atimes.com . Ci-dessous la raduction de ce chapitre.

« …Il y a suffisamment de lignes rouges franchies par le Big G - et suffisamment de cartons rouges - pour transformer cet écran de PC en rouge sang.

Commençons par les basiques. Les Grenouilles l’ont fait. C’est toujours utile de le répéter : c’est une guerre française. Les Américains ne l’appellent même pas une guerre mais une « action kinétique » quelque chose de ce genre. Le « Conseil National de Transition » des « rebelles » est une invention française.

Et oui - c’est avant tout la guerre du président néo Napoléon Nicolas Sarkozy. Il est le personnage de George Clooney dans le film (pauvre Clooney). Tous les autres de Cameron le David d’Arabie jusqu’au prix Nobel de la Paix et développeur de multiples guerres Barack Obama, tous sont des acteurs le soutenant.

Comme il a été déjà rapporté dans Asia Times Online, cette guerre a commencé en Octobre 2010 quand le chef du protocole de Kadhafi, Nuri Mesmari, a fait défection à Paris, approché par les services secrets français avec pour objectif concret celui de concocter un coup d’état militaire impliquant des défections en Cyrenaïque.

Sarko avait un sac plein de raisons pour se venger du Big G.

Des banques françaises lui avaient dit que Kadhafi était sur le point de transférer ses milliards d’euros dans les banques chinoises. Donc Kadhafi ne pouvait en aucun cas devenir un modèle à suivre par d’autres nations arabes ou fonds souverains.

Des multinationales françaises ont dit à Sarko que Kadhafi avait décidé de ne plus acheter les avions de combat Rafale et de ne pas faire appel aux Français pour construire une centrale nucléaire il était plus préoccupé d’investir dans des services sociaux.

Le géant de l’énergie Total voulait une plus grosse part du gâteau - qui côté européen était largement mangé par ENI d’Italie, à cause du fait que Berlusconi, Bunga Bunga, un proche ami de Kadhafi avait passé un accord compliqué avec lui.

Donc le coup militaire a été perfectionné à Paris jusqu’en Décembre : les premières manifestations populaires en Cyrenaïque en Février - à l’instigation principalement des comploteurs - ont été détournées. Le philosophe auto proclamé Bernard Henri Levy s’est envolé sa veste blanche ouverte sur son torse à Benghazi pour rencontrer les « rebelles » et a téléphoné à Sarkozy, lui ordonnant carrément de les reconnaître début Mars comme étant légitimes (non que Sarkozy eut besoin d’encouragement).

Le CNT a été inventé à Paris mais l’ONU l’a aussi soutenu comme étant le gouvernement « légitime » de Libye - de même que l’OTAN n’avait pas de mandat de passer d’une zone d’exclusion aérienne à des bombardements indiscriminés « humanitaires » culminant avec l’actuel siège de Syrte.

Les Français et les Britanniques ont rédigé ce qui est devenu la Résolution 1973 de l’ONU. Washington s’est contenté de se joindre à eux. Le département d’état US a conclu un accord avec la Maison des Saoud pour qu’elle garantisse un vote de la Ligue Arabe comme prélude à une résolution de l’ONU et en échange on les laisserait tranquille pour réprimer les manifestations pro démocratie dans le Golfe Persique comme ils l’ont fait sauvagement au Bahreïn.

Le Conseil de Coopération du Golfe (CCG alors devenu le Club Contre Révolutionnaire du Golfe) avait également des tonnes de raison de chasser Kadhafi. Les Saoud aimeraient voir s’installer un émirat ami en Afrique du Nord tout spécialement en mettant fin au combat sanguinaire entre Kadhafi et le roi Abdallah. Les Emirats cherchent de nouveaux endroits pour investir et à « développer ». Le Qatar très ami avec Sarko voulait se faire du fric - en s’occupant des nouvelles ventes de pétrole des rebelles « légitimes ».

La secrétaire d’état US, Hillary Clinton, est peut être très proche de la Maison des Saoud ou celle des meurtriers al Khalifa au Bahreïn. Mais le département d’état s’en est pris violemment à Kadhafi pour ses « politiques de plus en plus nationalistes dans le secteur de l’énergie » et aussi pour « libyaniser » l’économie.

Le Big G, un fin joueur, aurait du voir ce qui allait se passer. Depuis que le premier ministre Mohammad Mossadegh a été renversé principalement par la CIA en Iran en 1953, la règle c’est de ne pas contrarier Big Pétrole. Sans mentionner le système international financier et banquier - en faisant la promotion d’idées telles faire que votre économie soit pour le bénéfice de la population locale.

Si vous êtes pro votre pays vous êtes automatiquement contre ceux qui dirigent : les banques occidentales, les mégas multinationales, les « investisseurs « de l’ombre qui cherchent à profiter de tout ce que votre pays produit.

Kadhafi n’a pas seulement franchi ces lignes rouges mais il a aussi essayé de sortir en quatimini du pétro dollar, il a essayé de vendre à l’Afrique l’idée d’une monnaie unique, le dinar or (la plupart des pays africains la soutenaient) il a investi des milliards de dollars dans des projets - La Grande Rivière construite par les hommes, un réseau de pipelines pompant de l’eau fraîche du désert jusqu’à la côte méditerranéenne - sans génuflexion devant l’autel de la Banque Mondiale, il a investi dans des programmes sociaux pour les pauvres pays sud sahariens, il a financé la Banque Africaine, permettant ainsi à un grand nombre de nations de contourner une nouvelle fois la Banque Mondiale et surtout le FMI ; il a financé un large système de télécommunications africain indépendant des réseau occidentaux ; il a élevé le niveau de vie en Libye. La liste est sans fin… »

Article intégral en anglais

Traduction Mireille Delamarre

Burhan Ghalioun l’intellectuel arabe contestataire retourne sa veste au profit des grandes puissances coloniales occidentales.

La Turquie vient de nouveau de permettre aux oppositions syriennes - en mal d’unité - au régime de Bashar al Assad de tenir une réunion pour officialiser la création du « conseil national de transition syrien » un remake du CNT libyen concocté là aussi à l‘Elysée. Pour diriger ce CNT syrien , Sarkozy a choisi un intellectuel arabe contestataire, le syrien exilé à Paris, Burhan Ghalioun, 66 ans entretenu aux frais de la princesse comme professeur de sociologie politique à l’université Paris III.

Selon un article du Monde ou ce « Mr Propre » de l’opposition syrienne affirme du haut de la Tour Eiffel que k« La ville de Damas est perdue pour le régime d’Assad » - alors même que si Assad résiste aux terroristes d’al Qaeda & C° soutenus par la clique des Sarkozy Cameron et Obama comme pour ceux de Libye c’est parce qu’il a derrière lui plus de la moitié de la population syrienne vivant à Damas et Aleppe - Ghalioun a été propulsé à la tête du CNT syrien :

"La ville de Damas est perdue pour le régime Assad"| 31.08.11 | 12h22 Propos recueillis par Benjamin Barthent

« Figure de l'opposition syrienne à l'étranger, professeur de sociologie politique à l'université Paris-III, Burhan Ghalioun, 66 ans, a été propulsé, lundi 29 août à la tête d'un "conseil national de transition syrien". Une décision prise par les réseaux de coordination de la révolution anti-Assad, dont il a été le premier surpris.

« Quel sera le rôle de ce Conseil ?

"Après six mois de sacrifice, les jeunes de la révolution sont frustrés à juste titre par l'incapacité de l'opposition officielle à s'unir. Ils ont dressé sans nous consulter une liste de 94 noms, avec un président, un vice-président, etc., qu'ils ont révélée sur Al-Jazira. C'est un honneur et une gêne aussi. Certains noms ne sont pas acceptables et l'appellation même de Conseil national de transition pose problème car il fait référence au modèle libyen. Mon souci sera de faire de cette initiative le point de départ d'un véritable front d'opposition unifié.

"Pourquoi l'opposition syrienne peine-t-elle à se fédérer ?

"A l'intérieur du pays, l'opposition est minée par son déficit d'organisation et par la méfiance qui règne entre ses chefs. C'est l'héritage de quarante-huit ans de dictature sanguinaire. Personne ne croit à la parole de l'autre. Du coup, l'opposition à l'extérieur s'est mise à organiser des conférences, comme celles d'Antalya et d'Istanbul. Le problème, c'est que ces initiatives sont principalement le fait des Frères musulmans, qui sont les seuls à disposer d'un appareil organisé à l'étranger. Résultat, l'opposition de l'intérieur qui est à majorité laïque, craint l'opposition de l'extérieur, qui est à majorité islamiste. Une bonne partie de la population demeure méfiante à l'égard des Frères musulmans, à qui elle reproche d'avoir déclenché une révolution islamique, sur le modèle iranien à la fin des années 1970. Le régime tirera prétexte de ce soulèvement armé pour éradiquer toute forme d'opposition… »


Comme on le voit tout est orchestré de l’extérieur. Ghalioun, ce « révolutionnaire » en col blanc et pantoufles de Paris III est le Mr Propre choisi par Sarkozy pour convaincre l’opinion publique de la nécessité d’intervenir dés que l’occasion se présentera en Syrie sous la R2P.

Ghalioun a semble-t-il retourné sa veste car cet « honorable professeur » « propulsé » à la tête du CNT syrien n’a pas toujours été le larbin des puissances occidentales bien au contraire si on en juge par ses écrits antérieurs. Ainsi dans l’extrait d’un article publié le 9 mai 2007 - Al-Ittihad - Publié sur le blog du Pr. Burhan Ghalioun - et traduit de l’arabe par M.A. pour le site palestine.solidarité on pouvait lire :

« …Ceci pour dire que dès le départ, derrière la guerre mondiale contre le terrorisme se dissimulaient divers ordres du jour convergeant tous vers l’objectif des forces mondiales hégémoniques qui cherchaient à monopoliser l’initiative aux dépens des espoirs de changement et de transformation positive conformes à l’intérêt des peuples et couches démunies. Cette entreprise avait débuté en 1998, avec l’organisation à Charm El-Cheikh, de la première conférence internationale contre le terrorisme qui se proposait de crédibiliser les politiques expansionnistes d’Israël, de l’aider à isoler le peuple palestinien, à briser sa volonté et son moral afin de permettre à Tel-Aviv de conserver puis d’annexer les territoires occupés. Par la suite, cette guerre est devenue la couverture théorique et idéologique justifiant les politiques américaines de suprématie, au Moyen-Orient notamment, avant de se transformer en pivot et en ordre du jour principal de la politique internationale, dans un contexte où l’instrumentalisation de la guerre contre le terrorisme devenait l’option de tous les régimes en place pour esquiver les problèmes internes et s’affranchir des responsabilités...»

Traduction de l’article dans sa totalité

Alors combien Burhan Ghalioun a-t-il touché ou bien que lui a-t-on promis pour trahir de la sorte ses idéaux et son pays ?

De par ses prises de positions et ses nouvelles fonctions, Ghalioun n’est ni habilité ni digne de continuer à occuper son poste de professeur de sociologie politique à Paris III.

A lire aussi

Syrie : Maigre récolte du Ramadan pour l’opposition par Pierre Khalaf mondialisation.ca

*Position d’EELV sur la guerre en Libye : ralliement de dernière minute derrière la France coloniale de l’UMPS

Eva Joly, selon une dépêche AFP reprise par le Figaro du 31/08/2011 a pris position sur la guerre en Libye :

« Eva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, a souhaité aujourd'hui qu"une "coopération internationale sans faille" se mette en place lors de la Conférence internationale pour la reconstruction de la Libye, organisée demain à Paris.

"Pour le peuple libyen, la transition démocratique ne fait que commencer. Après six mois d'une guerre civile destructrice, la reconstruction politique et économique de la Libye demandera beaucoup d'efforts", écrit Eva Joly dans un communiqué. Pour l'eurodéputée EELV, il faudra pour se faire "une coopération internationale sans faille". Selon l'ex-magistrate, "dans l'immédiat, les avoirs bancaires volés au peuple libyen doivent être restitués aux autorités de transition. Les fonds transférés dans les paradis fiscaux doivent être identifiés d'urgence. Les biens mal acquis du clan Kadhafi doivent être réquisitionnés et remis aux autorités libyennes…".


L’ignorance crasse de Joly sur la Libye saute aux yeux et son alignement sur la position coloniale UMPS un «plaisir» pour les anti guerre coloniale s’il en reste en France n’est ce pas ?!
 


Jeudi 1 Septembre 2011
Mireille Delamarre


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