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Italie : Enfin un être humain

Publié par Diatala sur 5 Décembre 2011, 15:18pm

Catégories : #Banquiers - Finance et Crises Organisées

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source  : le point.fr

Le chef du gouvernement italien Mario Monti a donné, dimanche, un brusque coup d'accélérateur, avant une semaine cruciale pour l'euro, en annonçant une nouvelle cure d'austérité draconienne d'environ 20 milliards d'euros et des mesures de relance de l'économie afin de "sauver l'Italie" de la crise. Pour souligner l'urgence, Mario Monti, qui a avancé l'adoption de son plan anti-crise initialement prévue lundi, a rappelé avoir reçu il y a trois semaines le mandat d'"aider à sauver l'Italie" d'une crise "très grave" qui "risque de compromettre ce qu'ont accompli en 60 ans de sacrifices au moins quatre générations d'Italiens".

Conscient de la sévérité de la cure imposée aux Italiens, cet ancien professeur d'économie a jugé de son "devoir" de renoncer à son salaire, tandis que la ministre aux Affaires sociales Elsa Fornero a fondu en larmes à l'évocation des "sacrifices" réclamés en soulignant qu'ils lui ont "coûté psychologiquement". Le décret-loi adopté dimanche contient des mesures de rigueur pour 20 milliards d'euros d'ici 2014, dont un durcissement des régimes de retraite, mais aussi des investissements pour relancer la croissance pour 10 milliards d'euros.

"Grand espoir"

Entouré de ses principaux ministres, l'ancien commissaire européen s'est engagé, à quelques jours du sommet européen crucial qui se tient vendredi, à "mettre fortement sous contrôle le déficit et la dette" pour que l'Italie cesse d'être "considérée comme un foyer" de crise et d'inquiétude pour l'Europe. "Ensemble, nous y arriverons", a-t-il assuré en disant vouloir "transmettre un message de grave préoccupation, mais aussi de grand espoir".

Mario Monti a dû demander aux Italiens de se serrer davantage la ceinture pour tenir la promesse faite à Bruxelles d'atteindre l'objectif de l'équilibre budgétaire en 2013, car les deux plans d'austérité de 60 milliards d'euros adoptés en juillet et en septembre ne seront pas suffisants compte tenu de l'entrée en récession de l'économie italienne. Le vice-ministre de l'Économie Vittorio Grilli a indiqué à ce sujet que le gouvernement tablait sur un repli du PIB de 0,4 ou 0,5 % l'an prochain avant une croissance "plate" en 2013. Mario Monti a tenu à préciser qu'il ne réclamait pas aux Italiens des sacrifices, "parce que l'Europe nous le demande" et qu'il ne se sentait pas soumis à la pression du couple franco-allemand.

Insolvabilité

La réforme des retraites annoncée prévoit une augmentation du nombre d'années de cotisation, fixé actuellement à 40 ans, un calcul des pensions fondé sur l'ensemble de la carrière, et non sur les derniers salaires perçus et une accélération du relèvement prévu de l'âge de départ des femmes. La cure d'austérité comprend aussi des coupes dans les dépenses publiques, une augmentation de la taxation de l'immobilier, une nouvelle taxe sur les biens de luxe (voitures, yachts, avions privés) et un renforcement de la lutte contre l'évasion fiscale. Ces mesures sont "socialement insupportables" et constituent "un coup très dur pour les retraités", a dénoncé Susanna Camusso, la chef de la Cgil (gauche), le principal syndicat italien, qui a été reçue comme les autres leaders syndicaux et politiques par Mario Monti avant le conseil des ministres.

Les mesures seront présentées dès lundi aux deux chambres du Parlement qui devraient les approuver avant Noël. Selon Mario Monti, sans ce plan d'austérité, l'Italie risquerait de devenir "insolvable" mettant en péril l'euro. La méfiance des marchés a propulsé les taux d'emprunt de l'Italie à des niveaux jugés insoutenables à terme pour le pays qui croule sous une dette colossale (120 % de son PIB). Sur le plan politique, seule la Ligue du Nord, le parti populiste d'Umberto Bossi, a annoncé une opposition frontale aux mesures gouvernementales.

La "patronne des patrons" Emma Marcegaglia a qualifié de son côté les mesures annoncées d'"indispensables", tout en regrettant l'augmentation de la pression fiscale. Sur le front de la relance de la croissance, le plan d'action du gouvernement prévoit notamment une réduction des charges sociales pour les entreprises embauchant surtout des jeunes et des femmes, ainsi que des mesures pour, par exemple, garantir les prêts à destination des PME, stimuler la recherche et les économies d'énergie. La réforme du marché du travail devrait en revanche intervenir dans un deuxième temps.

REGARDEZ les larmes d'Elsa Fornero, dimanche :

 

 

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