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Insulte : Mr.Carla Bruni-Tedeschi l’anti-Charles de Gaulle par excellence.

Publié par Diatala sur 25 Juin 2014, 15:32pm

Catégories : #Célèbres imposteurs et Impostures

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Note : Aussi drôle et pitoyable que le sketch de Gad Elmaleh pour une banque.
Qui n'a pas pouffé de rire en découvrant ce prix paquet Bonux, et ce, tout en étant consterné, outré ? Mais ! Patience. Ils vont finir par décerner dans un autre domaine un prix d'honorabilité à notre "élite" pédocriminelle.

 
Source : scriptoblog.com
 
L’Union des Jeunes pour le Progrès (UJP) a remis le mercredi 25 juin à Nicolas Sarkozy le Prix de l’Appel du 18 juin.
Cela pourrait prêter à sourire si ce n’était si pathétique et si obscène. Ce cénacle proche de l’ineffable NKM a certainement voulu renvoyer l’ascenseur à l’ancien locataire de l’Élysée pour remercier ce dernier d’avoir épaulé durant la campagne des municipales leur candidate préférée. L’insulte pour l’homme du 18-Juin n’en demeure pas moins totale.
En effet, rarement un personnage politique fut plus éloigné de la figure totémique du Général que celle de l’ex-président. Sa stature, ses attitudes et ses orientations politiques font de M.Carla Bruni-Tedeschi l’anti-Charles de Gaulle par excellence.
 
« Si le Peuple vote mal, on se passera de lui... »
Pour commencer, il n’est pas inutile de remémorer aux amnésiques la ratification du Traité de Lisbonne par la voie parlementaire le 8 février 2008, après une révision de la Constitution effectuée quatre jours plus tôt par le Congrès réuni à Versailles. Cette forfaiture n’a été possible que grâce au soutien inconditionnel de Nagy-Bosca à ce texte. Texte qui n’était qu’une copie remaquillée du traité constitutionnel européen (TCE) rejeté par les Français et les Néerlandais par référendum en 2005.
Il est à noter que Nicolas Sarkozy a jugé bon de supprimer la référence explicite au crime de "haute trahison" dès 2007 et la nouvelle rédaction de l’article 68, lui préférant un beaucoup plus vague « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». Sage précaution. En 2008, il retirait également l’obligation d’organiser un référendum pour tout nouvel élargissement de l’Union européenne (UE). Le Général de Gaulle lui démissionna après son échec au référendum de 1969 sur la réforme du Sénat et la régionalisation.
 
Atlantisme sans frein
Nicolas Sarkozy c’est aussi le retour dans le commandement intégré de l’OTAN. Le 7 mars 1966, Charles de Gaulle – réélu trois mois plus tôt président de la République, mais au suffrage universel direct, par 55% des voix contre 45% à François Mitterrand – annonce au président américain Lyndon Baines Johnson le retrait de Paris du commandement militaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN, créée en 1949). À travers ce geste extrêmement fort, Le Général souhaite maintenir un relatif non-alignement de la France, définir une pensée stratégique qui lui est propre, garantir son indépendance et une politique d’équilibre entre les deux grandes puissances.
De grands principes que l’on peut résumer en une idée-force : perpétuer la souveraineté de la France. C’est avec cet héritage que Nicolas Sarkozy a rompu. À sa décharge, tous ses prédécesseurs depuis le départ de l’homme de Colombey-les-Deux-Églises, lui avaient (à des degrés divers) malheureusement montré le chemin.
 
Opération Plomb durci en 2008
Tout le monde ou presque garde en mémoire les propos du Général de Gaulle lors de la conférence de presse du 27 novembre 1967, quelques mois seulement après la guerre des 6 Jours ("Un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur"). Sarkozy en 2008 lors de l’opération Plomb durci menée par Israël décida, lui, d’envoyer la frégate porte-hélicoptère française Germinal au large de Gaza.
 
L’or
Autre fait notable et emblématique sous l’ère Sarkozy notre pays a vendu 500 tonnes d’or pour acheter essentiellement des devises en dollars et en yens. Ce qui représente d’après certaines estimations 20% du stock d’or. Le Général de Gaulle s’est battu pour récupérer l’or de la France.
 
Éxpédition libyenne
Une des pages les plus noires de la présidence Sarkozy restera la funeste guerre en Libye. Cette intervention militaire catastrophique a laissé un pays exsangue, brisé, en proie aux milices, aux rapts, aux règlements de compte et au terrorisme. Peu importe si Sarkozy a agi comme simple sous-traitant des États-Unis (pour empêcher la mise en place d’un système dinar-or), ou pour le compte de ses amis Qataris ou encore pour prévenir toutes déclarations intempestives de la famille Kadhafi concernant le financement de sa campagne de 2007, il n’en demeure pas moins qu’il restera avec l’irrécupérable BHL et l’impayable Juppé un des principaux coupables de cette terrible tragédie humaine.
Champion de la régression sociale
Le candidat défait de 2012 est aussi le co-instigateur du Pacte budgétaire Merkozy. Alors que son glorieux prédécesseur au Château avait tenté de mettre en place une troisième voie économique à mi-chemin entre collectivisme et capitalisme débridé, basée sur la planification, l’État stratège et la participation, l’ancien premier édile de Neuilly-sur-Seine fut l’homme du carcan "austéritaire" et du démantèlement du modèle social français. Une "œuvre" sinistre d’ailleurs poursuivie avec empressement par son successeur.
 
Un habit trop grand pour lui
Sarkozy n’a jamais habité la fonction. Pire, il n’a cessé d’en être indigne. Entre ses déboires conjugaux avec Cécilia perpétuellement mis en scène, ses roucoulades grotesques avec Carla (le fameux "Avec Carla c’est du sérieux"), ses fautes syntaxiques permanentes, l’épisode invraisemblable du stylo dérobé au président roumain Traian Basescu et la liste pourrait continuer ad nauseam, Nicolas Sarkozy n’aura eu de cesse de couvrir la France de honte durant son mandat. À tel point qu’il n’était pas saugrenu de voir en lui un mélange de vendeur de jeans du Sentier et de gangsta rappeur de la banlieue parisienne. Un modèle d’élégance et de finesse en quelque sorte...
 
L’affairiste
Enfin, Sarkozy est l’homme des affaires. Et des sales affaires. Contentons-nous d’en citer quelques-unes parmi lesquelles il est impliqué de façon directe ou indirecte (grâce à ses fabuleuses fréquentations : Balkany, Woerth etc) : Karachi, Bettencourt, financement de la campagne de 2007 et la plus récente Bygmalion. Le Général de son côté tenait à payer lui-même ses factures d’électricité de ses appartements à l’Élysée. Nicolas Sarkozy propose ses services aux plus offrants dans des conférences hors de prix via le Washington Speakers Bureau et entretient ses réseaux auprès du gratin de l’oligarchie mondialiste. Sarkozy a empoché 100 000 dollars de la part de Goldman Sachs pour un discours à Londres. De Gaulle déclarait ceci : "Mon seul adversaire, celui de la France, n’a jamais cessé d’être l’argent."
 
La grandeur d’un côté, la petitesse de l’autre
Il ne s’agit pas de tomber dans un panégyrique puéril du Général, car le gaullisme eut aussi ses zones d’ombre (le traitement infligé aux Harkis et aux Pieds-Noirs, la tragédie camerounaise...), mais il n’en demeure pas moins que Charles de Gaulle fut le dernier géant de l’histoire de France, le dernier homme d’État. De Gaulle était l’illustration parfaite de la thèse des Deux corps du Roi défendu par Ernst Kantorowicz. Sarkozy en est la négation la plus parfaite. De Gaulle incarnait la grandeur, Sarkozy uniquement la petitesse, la bassesse, la veulerie et la mesquinerie.
Le mépris d'un type pro-palestinien puis pro-israélien et pourquoi pas pro TOUT en fonction du vent dans le foc de sa pensée ?. Ségo, elle, se garde bien d'être méprisante.
 

 
Olivier Ravanello à suivre : Grand expert en in-expertise pour les nuls 
  
acrimed.org

Israël/Palestine : les inepties du « spécialiste » d’i>Télé, Olivier Ravanello

par Julien Salingue, le 18 juin 2014

Depuis quelques jours, une opération militaire israélienne de grande ampleur est en cours en Cisjordanie, avec pour objectif affiché de retrouver les trois jeunes Israéliens enlevés dans la région d’Hébron le 12 juin 2014. Même si elle ne fait pas les gros titres, cette intervention donne toutefois lieu à quelques reportages et éditoriaux, dont celui, le 17 juin, d’Olivier Ravanello, « spécialiste des questions internationales » sur i>Télé [1]. Un véritable modèle du genre, qui donne à voir – en à peine quatre minutes – à quel point les « experts » des « questions internationales », qui aiment s’écouter gloser sur tout et n’importe quoi, peuvent multiplier les erreurs, imprécisions, et raccourcis, quitte à sacrifier l’information sur l’autel de leur statut de « spécialiste » autoproclamé.

Démarrage en fanfare

Dès le début de sa chronique, Olivier Ravanello fait montre de sa grande connaissance des territoires palestiniens et de leur histoire récente : « 2500 hommes sont sur le terrain, c’est la plus grosse opération militaire au sol engagée en Cisjordanie par Tsahal depuis 2005, depuis la seconde intifada et cette opération Rempart ».

Dès le début de la chronique, il y a comme un souci. La « seconde intifada » date de 2000 et non de 2005. Ou alors peut-être que cette date correspond, dans l’esprit de notre chroniqueur, à l’opération « Rempart ». Mais dans ce cas c’est là aussi raté, puisqu’elle a été déclenchée en mars… 2002.

Et Ravanello poursuit : « En 2005 [2002, donc] Israël avait quasiment ratissé toutes les villes de Cisjordanie, avait passé au peigne fin maison après maison pour éradiquer les groupes armés liés au Hamas qui avaient mené une vague d’attentats […] ».

Le « peigne fin » n’est probablement pas la meilleure expression pour évoquer l’opération Rempart. Rappelons que celle-ci a entraîné la mort de dizaines de civils palestiniens et s’est traduite par un recours massif aux bulldozers blindés israéliens, avec notamment des quartiers entiers rasés dans le camp de réfugiés de Jénine. Amnesty International estimait alors que « certaines actions commises par les FDI [Forces de Défense Israéliennes] dans le cadre de l’opération Rempart constituaient des crimes de guerre. […] Il s’agit notamment d’homicides illégaux, d’actes de torture et de mauvais traitements sur la personne de prisonniers, de destruction injustifiée de centaines d’habitations alors que, dans certains cas, les résidents se trouvaient encore à l’intérieur, du blocage des ambulances et de la privation d’aide humanitaire, ainsi que de l’utilisation de civils palestiniens comme boucliers humains ». Non, le peigne n’était décidément pas très fin.

« Mahmoud Barghouthi »

Puis, Olivier Ravanello précise que l’opération Rempart visait aussi à « éradiquer les groupes [armés] liés au Fatah, il y avait notamment les Tanzim qui étaient dirigés à l’époque par l’étoile montante du Fatah, Mahmoud Barghouthi ».

Dans la précipitation, Ravanello semble ne pas avoir bien relu sa fiche puisque le prénom du Barghouthi évoqué ici est Marwan et non Mahmoud comme il le suggère… [2] Embarrassant quand on se présente comme « spécialiste des questions internationales » et que l’on parle de l’une des principales figures de la vie politique palestinienne… On passera sur l’image de « l’étoile montante du Fatah », une organisation dont Barghouthi était alors membre depuis près de 30 ans et, surtout… Secrétaire Général depuis presque 10 ans, et on se concentrera sur l’évocation des « groupes [armés] liés au Fatah, notamment les Tanzim ». Olivier Ravanello reprend ici l’un des poncifs favoris des spécialistes improvisés de la question palestinienne, en parlant des « Tanzim » comme de « groupes armés » liés au Fatah. Or le « Tanzim » ne désigne pas une branche armée du Fatah, ou un courant radical du mouvement : le Tanzim n’est, ni plus, ni moins, que le terme courant, dans les territoires palestiniens, pour désigner les structures militantes du Fatah. Pour la gouverne de notre expert : les groupes armés liés au Fatah se nommaient à l’époque (et se nomment toujours) Brigades des Martyrs d’al-Aqsa.

Après ce brillant détour truffé d’erreurs, le commentateur revient à « l’opération » actuelle, et explique : « Le Hamas est présenté comme le responsable de ces enlèvements même s’ils n’ont pas été revendiqués mais ce n’est pas très étonnant, en général il n’y a pas de revendication ».

Reprenons : le Hamas est « présenté » (par qui ?) comme responsable de l’enlèvement des trois Israéliens ; il n’a pourtant pas affirmé être à l’origine de ce rapt ; mais sa culpabilité ne semble faire aucun doute pour le « spécialiste » car « en général il n’y a pas de revendication ». À quoi Olivier Ravanello fait-il référence lorsqu’il emploie le terme « en général » ? Aux enlèvements d’Israéliens par des Palestiniens, certainement. Si c’est le cas, alors l’inspecteur Ravanello s’égare complètement : depuis 1988 (année de création du Hamas), il n’y a eu que deux enlèvements d’Israéliens par des Palestiniens : celui du caporal Shalit en 2006 et « l’affaire » actuelle. Donc point de « généralité ». A fortiori lorsque l’on sait que le rapt de Shalit a été revendiqué conjointement par les Brigades Izz al-Din al-Qassam (liées au Hamas), les Comités de Résistance Populaire et un troisième groupe armé. En somme, déclarer qu’« en général il n’y a pas de revendication » est une double erreur. Ou alors peut-être que le « en général » incluait d’autres types d’actions palestiniennes ? Encore raté. Il faut qu’Olivier Ravanello révise ses leçons : depuis 50 ans, et à de très rares exceptions près, les actions armées palestiniennes ont toujours été revendiquées par les groupes qui en étaient à l’origine…

Prendre de la hauteur pour tomber plus bas

Puis, après avoir décrit factuellement l’opération en cours (déclarations israéliennes, arrestations, etc.), Ravanello prend de la hauteur en insistant sur sa « dimension politique » : « Il y a en effet dans cette opération militaire israélienne le risque de fragiliser un édifice qui était encore très jeune et très bancal, celui de la réconciliation palestinienne, après des années de clivage ou en gros vous aviez d’un côté la bande de Gaza, qui était contrôlée par le Hamas, et de l’autre côté la Cisjordanie qui était sous autorité de Mahmoud Abbas et de l’OLP […] ».

Ici, le buzzer à erreur sonne à nouveau. Évoquer les effets de l’opération en cours sur la « réconciliation palestinienne », pourquoi pas. Mais c’est bien méconnaître la situation régionale que d’affirmer que « la Cisjordanie » serait « sous autorité de Mahmoud Abbas ». La Cisjordanie est un territoire occupé par Israël, et elle est sous autorité d’Israël. Il est vrai qu’en son sein, quelques zones éparses, dites « zones autonomes », sont formellement sous autorité palestinienne relative. Mais dans la mesure où ces zones représentent moins de 20% de la Cisjordanie et que l’État d’Israël se réserve le droit d’y exercer son autorité quand il le souhaite (comme il le fait actuellement), il apparaît difficile d’affirmer que « la Cisjordanie » serait « sous autorité » de Mahmoud Abbas, à moins de vouloir nier l’occupation civile et militaire israélienne… On s’épargnera ici de faire remarquer à Olivier Ravanello que l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) n’exerce quant à elle aucune autorité directe sur aucune zone de Cisjordanie, puisque les zones autonomes sont confiées à l’administration de l’Autorité Palestinienne (AP), une structure distincte politiquement et organisationnellement de l’OLP.

Les faits sont têtus

Et Olivier Ravanello de poursuivre au sujet de la « réconciliation » : « [elle] était un préalable indispensable pour une reprise des discussions et des pourparlers de paix parce qu’évidemment Israël et Netanyahu avaient beau jeu de dire "à quoi bon discuter avec Abbas ? Il ne représente que la moitié des Palestiniens, l’autre moitié ne se sentira pas engagée si un accord est trouvé, il ne le suivra pas, d’autant que l’autre moitié est encore plus radicale et c’est celle du Hamas donc inutile d’aller à des réunions internationales sous le parrainage de John Kerry". À présent qu’un nouveau gouvernement et que les Palestiniens parlaient d’une seule voix [sic], une possibilité de reprendre un dialogue de paix et des négociations était envisageable ».

Ici, Olivier Ravanello parle en grande partie « comme si » c’était le gouvernement israélien qui s’exprimait. Mais dans la mesure où il se prête avant tout à un exercice rhétorique et que c’est lui qui invente les propos en question, on pourra se permettre de lui faire quelques remarques. La réconciliation, « un préalable indispensable pour une reprise des discussions et des pourparlers » ? L’expert est-il au courant que les « pourparlers de paix » entre Israël et Abbas ont repris à l’été 2013, en l’absence de toute « réconciliation » entre les Palestiniens, et qu’ils se sont interrompus à la fin du mois d’avril 2014, juste après ladite « réconciliation » ? Le spécialiste a-t-il remarqué que c’est précisément la « réconciliation » qui a été montrée du doigt par les autorités israéliennes, qui ont affirmé à de multiples reprises qu’ « Abbas a choisi le Hamas, et non la paix » ? Comment le si bien informé Olivier Ravanello peut-il affirmer qu’avec la « réconciliation », « une possibilité de reprendre un dialogue de paix et des négociations était envisageable », alors que c’est exactement le contraire qui s’est produit ?

On peut certes constater que le gouvernement israélien a, à de nombreuses reprises par le passé, accusé Abbas d’être peu légitime pour parler au nom de tous les Palestiniens, afin de l’affaiblir encore un peu plus dans le cadre des « négociations ». Mais de là à en déduire, contre toute l’histoire récente et contre tous les faits, qu’une « union nationale » palestinienne constituerait un élément que l’État d’Israël apprécierait positivement et qui le convaincrait de dialoguer avec un Abbas plus représentatif, il y a un fossé, ou plutôt un mur. C’est en effet faire preuve d’une méconnaissance profonde des réalités des rapports entre Israël et les Palestiniens, doublée d’une naïveté à l’égard d’un gouvernement israélien qui montre tous les jours son refus de toute « négociation » sérieuse avec les Palestiniens, que de croire et laisser croire qu’avant l’opération israélienne en cours, une « reprise des négociations » était possible.

Cette méconnaissance, qui s’ajoute aux erreurs et aux imprécisions, génère en définitive une confusion qui dessert gravement l’information et les téléspectateurs, sans que cela ait l’air de gêner le moins du monde le « spécialiste » dont l’assurance à proférer des absurdités semble inversement proportionnelle à sa connaissance des réalités dont il parle depuis Paris.

***

En guise de conclusion, laissons Olivier Ravanello nous offrir son bouquet final :

« Donc le double défi auquel doit faire face Mahmoud Abbas en ce moment, c’est, un, d’essayer de profiter de cette opération israélienne qui de fait affaiblit le Hamas et donc le sert, mais en gardant bonne figure et en faisant montre d’une sorte de solidarité de façade tout en donnant des gages à Netanyahu, Abbas [3] a dit que cet enlèvement était inacceptable donc on est sur un chemin de crête assez étroit. Mais surtout faire en sorte que les deux meilleurs ennemis qui depuis 15 ans, 20 ans même, ne cessent de trouver des intérêts communs, Netanyahu qui, dans sa volonté de ne pas aller vers des négociations, trouve à chaque fois un interlocuteur de fait qui est le Hamas, qui lui aussi ne veut pas aller vers des négociations, ces deux meilleurs ennemis qui, dès qu’une situation se calme, refont surgir la guerre et les tensions, faire en sorte pour Abbas que ces deux meilleurs ennemis ne trouvent pas à nouveau un terrain d’entente et ne trouvent pas à nouveau une raison pour redéclencher les hostilités ».

Diantre.

Le lecteur ou la lectrice qui aura le courage de décrypter cet indigeste gloubi-boulga gagnera un abonnement d’un an à notre revue Médiacritique(s).

Julien Salingue  


     
 

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