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Suicide chez Renault

Publié par Diatala sur 28 Juin 2007, 14:17pm

Catégories : #Société-Abus Politique -Scandales-

 

5333132506_25e0c04578.jpgUn suicide classé accident du travail chez Renault.

Un ingénieur en informatique de 39 ans s'était jeté du 5e étage du bâtiment principal du Technocentre le 20 octobre 2006.

Renault dépose un recours contre ce classement. L’avocate de la  famille demande de faire reconnaître la faute inexcusable de Renault, qui avait une obligation d'assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de son salarié.

Les entreprises doivent-elles enchaînées les salariés pour éviter qu’ils n’échappent à la vigilance d’un responsable qui, lui-même, pourrait être suicidaire d’ailleurs ? Doivent-elles mettre des barbelés à tous les endroits à risque ? Supprimer tout objet susceptible de donner la mort ? Les entreprises sont-elles vouées à devenir des succursales des cabinets de psys ? Où irions-nous si la responsabilité de Renault était avérée.

Un employeur est-il responsable de la santé mentale et physique de ses employés ? Si cela devenait le cas, nous entrerions dans un système dangereux qui consisterait à dire qu’un salarié n’est pas responsable de lui-même, que ses facultés de décision et psychiques sont inhérentes uniquement à son contexte professionnel. Que son passé, sa vie familiale et affective ne sont en rien responsables dans cet acte dramatique. Ce n’est pas possible ! Chaque individu se structure en fonction de ce qu’il est et, veut devenir, de son éducation, de ses croyances, de ses peurs, de ses traumatismes, de son environnement, de sa vie affective et de sa vie professionnelle.

Devrions-nous, également, considérer juridiquement des parents responsables du suicide de leur enfant ? Devrions-nous traîner aussi en justice des enfants dont un des parents se suicide ? Evidemment non. Cette déresponsabilisation de l’être humain devient, plus qu’inquiétante. Qui peut certifier, que ce suicide, qui a eu lieu effectivement dans un cadre professionnel, ne soit que, l’aboutissement d’un mal-être lié uniquement au travail ?  Personne, et ce n'est pas possible de le prouver. Trop de facteurs entrent en ligne de compte dans la structure mentale d'un individu et ce, depuis son plus jeune âge. 

Imaginons le stress supplémentaire des entreprises ou commerces si ce suicide était classé « accident du travail ». Chacun hésitera à employer du personnel au prétexte d’une apparence physique qui pourrait faire croire à un état psychologique incertain. Des tests d’évaluation psychologique seraient demandés avant toute embauche ; ce n’est pas sérieux, cela entraînerait d’autres discriminations. Les employés dépressifs finiraient par se suicider au travail, plutôt qu’ailleurs, leur famille ayant droit a des indemnités uniquement dans ce cas.

Tout individu est, et reste responsable de lui-même, et personne ne peut incriminer un tiers quand celui-ci décide d’en finir avec la vie. Si chacun, il est vrai, peut avoir sa part de responsabilité dans une telle décision et ce, à des niveaux très subjectifs, personne ne peut être responsable et coupable de la décision d’autrui. C’est ce qui fait que nous sommes unique et que nous avons chacun notre libre arbitre.

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