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Acte antisémite : oui, non ?

Publié par Diatala sur 24 Juin 2008, 19:44pm

Catégories : #Actualités : Antisionisme - Sionisme- Israël-

La presse et les  politiques ont poussés des cris d’orfraie en dénonçant avec force et persuasion l’acte antisémite qui avait occasionné de graves blessures à un jeune juif du quartier des Buttes-Chaumont.

Le loup était dans la bergerie et un jeune innocent portant la kippa subissait la haine et la violence des jeunes de son quartier pour son appartenance religieuse. Acte odieux, hautement condamnable et sans appel, c’est vrai. Mais voilà ! Aujourd’hui nous apprenons, ici, toujours par cette même presse, que ce jeune avait été mis en garde à vue et qu’une procédure avait été ouverte contre lui pour violence intercommunautaire et possession d’armes et de projectiles de défense, il y a quelques mois. Peut-être apprendrons-nous demain qu’en fin de compte il n’était même pas juif ! C’est bien possible aussi. Mais comme le disait Coluche : « quand on ne sait rien…on ferme sa…… » Sauf si certains ont des intérêts particuliers à faire croire que…

L’essentiel restant que ce jeune de 17 ans est désormais hors de danger qu’il ait été juif, musulman ou chrétien. Cette haine est un fléau, pire que la peste, mais certains s’entretuent de la même façon en appartenant à la même confession religieuse ou en étant simplement athées.

Dans ces conditions il est très difficile d’évoquer un acte antijuif, pire, de l’avoir dénoncé comme tel. D’ailleurs la sagesse, au départ, de Gilles Bernheim, nouveau Grand rabbin de France, l’a incité à une vive prudence pour éviter l’exacerbation de certains esprits en déclarant  : « "Il faut savoir avant de se prononcer de manière définitive ». Que peut-on dire de mieux ? Rien.

Mais au fait, pourquoi ne dit-on jamais : un jeune français d’origine chrétienne portant sa croix autour du cou a été agressé pour son appartenance religieuse et que cet acte horrible est déclaré comme antichrétien ? Et pourtant cela arrive souvent. Comment est-ce possible d’identifier des actes de violence en les liant uniquement à la confession ?  Car la question qui demeure et subsiste sur le fond est : La religion est-elle plus forte dans la reconnaissance identitaire que la nationalité ? Ce jeune homme est-il d’abord un citoyen juif ou un citoyen français dans un grand pays laïc ? Il semblerait que l’appartenance au culte soit la première entité et identité que l’on veuille bien retenir ; malheureusement. C’est vrai également qu’il existe des crimes purement racistes ; mais l’amalgame est trop souvent fait entre bandes rivales et crimes antisjuifs.

Temps que les medias et certaines associations continueront de mettre volontairement en avant l’origine religieuse ou raciale, qu’elle soit musulmane ou juive, ils favoriseront la préférence communautaire religieuse au détriment de la république laïque en encourageant la haine et la vengeance. Cette démarche reste ségrégationniste et ne peut en rien apaiser les tensions au sein de ces milieux pluriraciaux et pluriconfessionnels.

Les grands prêches pour vivre harmonieusement ensemble et l’encouragement au dialogue entre cultures et ethnies ne servent à rien si nous mettons en exergue une appartenance au détriment d’une autre, et si nous considérons qu’un être humain ne se reconnaît et n’existe qu’ au travers des ses croyances religieuses.

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