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Mort de Chantal Sébire

Publié par Diatala sur 20 Mars 2008, 12:45pm

Catégories : #Alerte : Eugénisme- GPA-PMA-Mutilation- Euthanasie

 

1.jpgChantal Sébire est décédée chez elle hier soir. Sans doute s’est-elle suicidée.

Mes anciens lecteurs connaissent ma position sur l’euthanasie et plus particulièrement sur les dérives et les abus pour moi que celle-ci peut entraîner.

Tant qu’au suicide assisté, il est ni plus ni moins que, décadent, pour une société dite moderne.

Toute personne valide et, ayant, de surcroît tous ses esprits, est en droit de mettre fin à ses jours si elle le décide. Le suicide est condamné par la religion mais la société laïque ne juge pas les personnes qui y ont recours.

Que certains médecins chez nous soient des hors-la-loi en pratiquant le suicide assisté ou l’euthanasie, devient déjà inquiétant. Mais ils devront faire face à leurs responsabilités et surtout à leur conscience.

Nous connaissons ces infirmiers (es) ou aides soignants (es) qui, par désir pervers pathologique, décident de tuer des personnes non consentantes.

Faut-il alors ouvrir la boîte de Pandore alpors que des crimes sont déjà commis sur des personnes voulant vivre ?

Madame Sébire, dont la souffrance devait être horrible, a malgré tout, voulu qu’un pays tout entier participe à sa décision d’en finir avec la vie tout en voulant que la justice prenne une décision illégale en sa faveur. Personnellement, je ne suis pas d’accord. On ne peut pas instrumentaliser la souffrance pour parvenir à ses fins tout en prenant à témoin des millions d’êtres humains pour tenter de les apitoyer et obtenir ainsi gain de cause.

Nombreuses sont les personnes en bonne santé qui décident de se suicider ; pensant que leur vie n’est plus supportable. Des personnes trouvant comme ultime issue la démission totale.

La souffrance psychologique peut atteindre des points paroxystiques irréversibles pour certains et, supérieurs parfois, à la souffrance physique. Mais c’est leur choix, leur vie.

Que veut dire suicide assisté d’ailleurs ? Qu’elle différence avec un auto-suicide ? Un cérémonial ? Une façon de quitter la scène en laissant la responsabilité de sa mort à un tiers ? Car nul ne sait ce qu’il y a derrière. Et  pour se donner la mort, il faut, le vouloir pleinement. Pour moi il me semble que, cette aide à abréger sa vie, dénote le refus d’en finir soi-même avec elle. Cette lourde responsabilité qui peut remettre en cause ses croyances et ses peurs, peut, sans doute, conduire à préférer qu’un tiers l’assume. Il s’agit donc d’un autre problème. Celui d’avoir le courage d’en finir qu'en la personne n'est pas en fin de vie.

Aujourd’hui, certains demandent une formule d’exception et que la loi soit révisée. Mais où commence l’exception et, surtout, où s’arrête-t-elle ? Une commission nationale d'exception qui permettrait de faire face aux cas non prévus par la loi. Léonetti

Mais qui peut être apte de décider de la mort de quelqu'un en toute connaissance de cause et en étant persuadé d'avoir agit par compassion et non  par ignorance et abus de droit ?

Une forme de procès  en quelle sorte.  Il serait demandé de juger : si une personne est digne de confiance ou non. Une instance supérieure qui déciderait de la vie et de la mort en fonction de son intime conviction. Une sorte de justice pénale pour les souffrances de chacun. Une sentence à la carte. Mais où va-t-on ?

Madame Sébire restait complètement lucide. Elle était élégante, coiffée, ses capacités intellectuelles étaient bien présentes. Certes, son aspect physique était monstrueux et les conséquences de sa maladie, douloureuses à supporter. Mais elle était très loin d’être la seule à être enfermée dans un étau de souffrance du corps et de l’esprit.

Devrons-nous arriver à supprimer les handicapés et tous ceux atteints de maladie orpheline incurable ? Doit-on arriver à ce que les fondements scientifiques dérivent vers des procédés qui ont été lourdement condamnés à l’époque du nazisme ? Doit-on arriver à une société épurée qui nous conduirait inexorablement vers l’eugénisme déjà au point dans les laboratoires ?

La réflexion et la loi ne doivent pas se figer sur un cas isolé. Il faut regarder, loin devant, en s’imaginant les conséquences qui pourraient en résulter. Il faut anticiper dans la recherche les actes illégaux qui pourraient en naître, et non répondre à l’immédiateté dans une urgence qui n'en est pas une.

Effectivement, la science demeure impuissante devant certains cas malgré ses progrès fulgurants. Elle est donc face à son propre paradoxe et son propre échec. Si la loi devait évoluer, cela constituerait, non pas une remise en question du Corps médical, mais une dérive. Un dérive qui offrirait comme unique solution la suppression de tout être humain pour lequel il n’ y a pas de réponse médicale. Singulière éthique pour les praticiens de la médecine hippocratique. 
L'inextensibilité de la loi dans certains domaines de la bioéthique, demeure, le garant d'une société saine qui ne part pas à la dérive.

Ne sont-ce pas des signes inquiétants d'incohérence que, de vouloir, absolument protéger d’un côté la société avec des plans drastiques de santé publique pour empêcher les gens de mourir et, de l’autre,  en supprimer d'autres sous prétexte qu’un cas isolé vient déranger le confort de certains en faisant remonter chez les autres les angoisses existentielles les plus terribles de la souffrance et de celles de la mort ? Le raisonnement est plus que surprenant ! Si l’on veut rester dans une logique rationnelle. Evidemment.

Alors la morale normative et les décisions parlementaires sont-elles la réponse adéquate pour tout ce qui nous échappe et que nous voulons refouler ? Le regard sociétal n’est-il pas l’arme qui fait le plus de victimes dans ce monde qui se voudrait supérieur et où les démiurges, de toutes sortes, piétinent l’essence même de la vie pour surpasser l’insurpassable ?

 

 

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